Patricia Sommer MITI traduit de l’anglais vers le français. Elle est spécialisée en développement international.
Bonjour, quelques mots pour te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Patricia Sommer et je suis née à Troyes, ancienne cité médiévale et capitale historique de la Champagne. Je vis à Camberley, dans le Surrey, où je codirige Manzana Business Solutions Ltd avec mon mari Paul Appleyard FITI. Nous avons deux grands enfants de 28 et 23 ans.
Interprétation ou traduction – ou les deux peut-être ? Quels sont tes domaines de spécialisation ?
Je traduis exclusivement. D’ailleurs, l’idée même d’interpréter m’angoisse. J’aurais trop peur de ne pas trouver le mot juste ou de perdre le fil et de voir tous ces regards inquisiteurs se tourner vers moi. J’admire beaucoup les interprètes et leurs nerfs à toute épreuve.
Depuis environ 20 ans, je traduis presque exclusivement dans le secteur du développement international. Je travaille essentiellement pour des clients directs qui se spécialisent dans des domaines très divers. Je passe donc beaucoup de temps à faire des recherches, ce qui me plaît presque autant que de traduire.
Pourquoi as-tu choisi ce métier ?
J’ai toujours adoré le français, les langues étrangères et surtout les cultures différentes. Petite, j’étais fan des aventures de la détective américaine Alice Roy, l’héroïne de Caroline Quine (collection Bibliothèque verte), sans doute mon premier contact avec la traduction. Nous partions aussi tous les étés à l’étranger et je m’enivrais de toutes ces sonorités, couleurs et odeurs nouvelles.
En seconde j’ai choisi l’option trilingue (allemand, anglais, espagnol) et très vite l’anglais est devenu une véritable passion. Je passais des heures à essayer de comprendre, puis à écrire les paroles de mes chansons préférées et à les traduire en français.
Après une maîtrise d’anglais et un DEUG d’espagnol, j’ai été Lectrice dans une université au pays de Galles avant de rentrer en France pour préparer un diplôme de traduction. Fraîche émoulue de mon DESS de traducteur spécialisé (de nos jours on dirait plutôt « de traduction spécialisée » 😊) j’ai de nouveau traversé la Manche et j’ai rapidement trouvé un poste dans une agence de traduction. Sept ans plus tard, je me suis mise à mon compte et, en 2004, Paul et moi avons créé Manzana.
Quand je pense à mon métier, le célèbre adage « Fais un métier qui te plaît et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie » me vient immédiatement à l’esprit. En fait, je suis payée pour assouvir ma passion !
Sur quels types de projets préfères-tu travailler ?
En règle générale, je n’aime pas les projets trop longs. Passé 10 000 mots, je commence à m’ennuyer, sauf si c’est un cours de formation. C’est un type de traduction plus vivant qui correspond bien à mon style et au moins, je suis sûre que mon texte sera lu, ce qui n’est pas forcément le cas de rapports longs et ennuyeux qui finissent probablement dans un tiroir.
Et en dehors de la traduction ou l’interprétation, quels sont tes centres d’intérêt ?
Pendant la semaine, je m’efforce de « bouger » tous les jours et je suis différents cours à la salle de sport (pilates, yoga, spinning) et, le week-end, nous faisons des promenades en famille. J’aime beaucoup la lecture, le théâtre, les voyages et la gastronomie (fromage et bons vins) !