Christèle Blin

Christèle Blin traduit des contenus économiques, financiers et géopolitiques de l’anglais vers le français.

Bonjour, quelques mots pour te présenter ?

Bonjour ! Je m’appelle . J’ai grandi en Haute-Savoie, étudié à Lille et Paris, habité 5 ans en Angleterre, et je suis aujourd’hui établie à Lille. Je traduis depuis 2000 et j’ai vraiment eu l’impression de faire un bond dans ma carrière à partir de 2015. Les formations de type On traduit à… et Université d’été de la traduction financière y sont clairement pour quelque chose.

Interprétation ou traduction – ou les deux peut-être ? Quels sont tes domaines de spécialisation ?

J’ai beaucoup d’admiration pour les interprètes, mais je me sentirais bien incapable de faire leur métier ! Mon superpouvoir à moi, c’est la traduction.

Je traduis donc de l’anglais vers le français, des textes rédactionnels dans les domaines économique et financier. Plus précisément, j’adapte en français les supports de communication de sociétés de gestion d’actifs, et les contenus de relations investisseurs de sociétés cotées en bourse.

Je m’intéresse aussi beaucoup à la géopolitique, même si je n’ai que trop rarement de demandes dans ce vaste domaine. Heureusement, mes lectures quotidiennes me permettent de rester au fait, dans le cas où on me solliciterait pour ce type de textes.

Il fut un temps, je traduisais aussi depuis l’espagnol, mais l’anglais a fini par s’imposer dans mon carnet de commandes. Malgré tout, je reste en contact avec cette langue quand je le peux, et je participerai notamment à Finanzas en español, qui se tiendra en octobre prochain à Madrid.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?

Les langues sont le fil rouge de ma vie. Je me souviens avoir éprouvé une immense jalousie à 10 ans à peine, quand je me suis rendue compte que certaines personnes avaient l’incroyable chance de naître et grandir dans un environnement multilingue !

J’ai découvert la traduction un peu par hasard alors que j’avais déjà un diplôme de commerce international en poche. Ce premier bagage m’a d’ailleurs été très utile pour choisir mon domaine de spécialisation : je m’intéresse beaucoup au monde économique, car je trouve passionnant de (tenter de) comprendre comment notre monde fonctionne. Après tout, la finance est le « sang » de l’économie. Et puisque l’économie dépend aussi d’enjeux géopolitiques, c’est tout naturellement que je me suis intéressée à ce domaine.

Sur quels types de projets préfères-tu travailler ?

Plus qu’un type de projet précis, c’est surtout la relation que j’entretiens avec mes clients qui me porte. Cela fait une dizaine d’années que je travaille uniquement avec des clients directs (et non pour). Avant d’y parvenir, j’ai travaillé dur pour affûter ma plume et me sentir suffisamment compétente pour leur proposer des traductions de grande qualité.

Avec les clients directs, les premiers contacts sont l’occasion de prendre la température pour déterminer si mes interlocuteurs sont sensibilisés à notre métier. Si c’est le cas, la suite des opérations est plus facile. Et dans le cas contraire, c’est l’occasion d’expliquer comment je travaille et de leur faire prendre conscience qu’ils vont devoir participer eux aussi pour qu’on puisse avancer ensemble, en bref, leur expliquer pourquoi il est essentiel pour eux de m’intégrer dans leur chaîne de production éditoriale, et surtout de le faire le plus en amont possible. C’est un vrai bonheur quand ce travail de sensibilisation porte ses fruits.

Il est vrai que ce type de relations demande de la disponibilité et de la flexibilité : je jongle en permanence. C’est un rythme un peu fatigant quand le planning est chargé, mais je pense que je m’ennuierais si mes journées étaient réglées comme du papier à musique.

Et en dehors de la traduction, quels sont tes centres d’intérêt ?

Je suis très curieuse de nature, mais les journées sont trop courtes et je travaille un peu trop.

Mais voici mes diverses passions dans le désordre : activités manuelles (tricot, jardinage, etc.), natation, randonnées pédestres et cyclistes en pleine nature, découverte de l’histoire des lieux, lectures en tous genres, musique, apprentissage de l’allemand, etc. Je suis aussi bien occupée à observer mes enfants grandir et à les accompagner comme je peux vers l’âge adulte. Comme il n’y a pas d’école pour les parents, c’est une expérience parfois chaotique, mais globalement belle !

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