Armelle Vagneur-Jones

Armelle Vagneur-Jones est traductrice de l’anglais vers le français et ses domaines de spécialisation sont le développement international, le droit, l’environnement et le tourisme.

Bonjour, quelques mots pour te présenter ?

Bonjour, je suis traductrice de l’anglais vers le français. Je suis installée depuis 33 ans dans le sud de l’Angleterre où j’ai fait toute ma carrière en tant que travailleuse indépendante. J’ai une formation de traductrice (niveau master), j’ai fait un troisième cycle en journalisme et communication et j’ai également suivi les deux premières années d’une licence en droit par correspondance avec la Sorbonne pour approfondir mes connaissances en droit (français et droit comparé).

Interprétation ou traduction – ou les deux peut-être ? Quels sont tes domaines de spécialisation ?

Je ne fais pas d’interprétation, uniquement de la traduction, et même si je traduis des audioguides pour un client de longue date, ma principale spécialisation porte sur le développement international, les ONG, la santé et les droits des femmes. Ces sujets constituent le cœur de mes intérêts et de mon activité. S’y rattachent toute une série de domaines des plus variés, parmi lesquels les énergies (renouvelables et carbone), les télécommunications, l’environnement, la fiscalité, l’éducation et, bien sûr, le droit (le droit international, humanitaire, des personnes et maritime, principalement).

Pourquoi as-tu choisi ce métier ?

Je ne l’ai pas choisi, c’est lui qui m’a choisie ! J’ai fait une licence d’anglais-allemand, suivie d’une année de maîtrise qui a débouché sur un diplôme de traduction, mais je voyais mes langues comme un outil plutôt que comme une fin en soi. J’hésitais entre le commerce et le journalisme, j’ai donc fait un troisième cycle de journalisme et communication. Finalement, les planètes se sont alignées et m’ont poussée à m’installer comme traductrice à mon compte, en Angleterre. Je ne le regrette pas un instant – j’adore écrire et j’adore encore plus apprendre.

J’ai pris un formidable plaisir à développer mon activité et j’ai encore des clients qui remontent au tout début de ma carrière. J’aime ce mélange de contacts avec des clients directs, qui me font découvrir leur monde unique, et avec des agences de traduction, pour les relations entre traducteurs qu’elles permettent de créer. Pour autant, je me désole du tournant que prend notre profession, des attaques directes contre la pérennité de notre métier alors que la technologie n’est tout simplement pas encore assez évoluée pour nous remplacer. L’IA, la traduction neuronale et autres avancées en tout genre sont utiles, mais ne sont pas suffisantes.

Sur quels types de projets préfères-tu travailler ?

J’aime travailler sur de gros rapports d’étude qui débouchent sur des recommandations insolites et prometteuses. J’ai aussi un penchant pour des domaines méconnus (du moins de moi) qui nécessitent beaucoup de recherches, cela pour le plaisir de mener des enquêtes et la satisfaction d’avoir trouvé le mot juste.

Et en dehors de la traduction ou de l’interprétation, quels sont tes centres d’intérêt ?

J’ai créé mon deuxième club de lecture il y a 2 ans (le premier a duré 15 ans), et j’appartiens à un club de cinéphiles. J’appartiens aussi à un groupe local d’artistes amateurs et nous nous retrouvons une fois par semaine ; je fais surtout de la peinture à l’huile, mais je me suis mise aussi à la céramique et, en ce moment, je suis obnubilée par la maîtrise du carreau plat (et non ondulé). Je cours deux-trois fois par semaine, j’appartiens à un groupe appelé « blue tits » qui se retrouve sur la plage aux aurores (quand il n’y a pas d’alerte à la pollution). Depuis un peu plus de deux ans, je me suis mise sérieusement à l’équitation. Je passe 3-4 mois de l’année dans notre maison en Bretagne, ce qui me permet non seulement de passer du temps auprès de mes proches, mais aussi de rester au plus près du quotidien des Français francophones de France ! Cet éventail d’activités tous azimuts m’est indispensable non seulement pour mon équilibre de vie, mais aussi pour éveiller et entretenir des intérêts et des contacts qui me sont utiles dans mon travail.

Scroll to Top